Gouvernance territoriale participative et inclusive de l'eau

L’eau agricole ne peut être gérée indépendamment des territoires dans lesquels elle s’écoule et auxquels elle donne vie

Le COSTEA promeut des modes de gouvernance qui associent les différents acteurs, prennent en compte la diversité des ressources et des usages et favorisent des décisions collectives, équitables et durables au service des territoires.

 

Les approches participatives et inclusives à l’échelle des territoires impliquent de s’intéresser à une grande diversité de sujets et d’enjeux interconnectés: foncier, modèles agricoles, économie de l’eau et des projets de développement. Pour ce faire, le COSTEA développe des études thématiques mais également des méthodes de concertation informées par la recherche et l’expérience opérationnelle de ces membres.

Le foncier irrigué

Pourquoi le foncier irrigué ?

Les investissements dans l’irrigation entraînent, de facto, une augmentation de la valeur du foncier qui peut générer une course aux terres agricoles au détriment des petits agriculteurs familiaux qui dépendent de ces terres pour leurs moyens de subsistance et autres activités économiques. Les investissements dans la réhabilitation ou la construction de nouvelles infrastructures irriguées s’accompagnent également souvent de déplacements de populations qu’il s’agit alors de compenser justement, à la fois pour leurs pertes lors de la phase de construction mais aussi de façon durable une fois que les infrastructures seront opérationnelles. Les différents acteurs de l’irrigation ont conçu et mettent en place des règles diverses de compensation, d’allocation et de gestion du foncier irrigué qu’il s’agit d’étudier et d’évaluer dans une perspective de durabilité sociale, économique et environnementale

Que faisons-nous ?
La dimension juridique : respect et protection des droits dans leur diversité, révision éventuelle des régimes fonciers, outils de sécurisation des droits fonciers à promouvoir
La dimension de gouvernance : processus d’attribution des parcelles, systèmes d’acteurs en présence et leurs rôles, mécanismes d’élaboration et de suivi du respect des règles régissant les périmètres
La dimension économique : taille des parcelles et leur intégration dans les systèmes de production, viabilité des exploitations installées, mesures d’accompagnement prévues pour favoriser la performance économique des exploitations
La dimension politique : choix des formes d’agriculture à privilégier par les projets et leur registre de justification, cadres de réflexion et d’action des décideurs nationaux et des bailleurs de fonds

Nos terrains d’action et de réflexion sont l’Asie du Sud-Est (Cambodge et Birmanie) et le Maghreb (Maroc, Tunisie et Algérie).

Le chantier en Asie du Sud-Est, lancé en Novembre 2019, a été réalisé en collaboration avec des experts indépendants et s’est achevé en Décembre 2022.

Le chantier au Maghreb, lancé en Août 2021, a été confié au bureau d’étude Agro concept ainsi qu’à trois binômes d’experts nationaux, il est actuellement en cours de finalisation.

Les approches territoriales

Pourquoi développer des approches territoriales?

Le développement d’infrastructures d’irrigation et de gestion de l’eau doit s’inscrire dans une vision territoriale des enjeux, et notamment prendre en compte les différents usages des ressources et les trajectoires de développement agricole et économique du territoire. La notion de durabilité entre de plus en plus en ligne de compte. Des approches renouvelées et plus territorialisées et participatives, c’est-à-dire impliquant les usagers et les différents niveaux de responsabilités sont importantes à concevoir et mettre en place.

Que faisons-nous ?

Nous avons mis en place un groupe de travail qui a élaboré un policy brief sur la base des expériences de ses membres dans différents pays (Brésil, Maghreb, Afrique de l’ouest). Un groupe de recherche a également été constitué pour produire un numéro thématique dans la revue scientifique Cahiers Agricultures ainsi qu’un policy paper qui sont en cours de finalisation.

Gestion des eaux souterraines

Pourquoi la gestion des eaux souterraines?

Les eaux souterraines sont aujourd’hui utilisées pour irriguer plus de 100 millions d’hectares, soit le tiers des surfaces irriguées du monde. Elles ont permis le développement économique de nombreux territoires mais sont souvent surexploitées ce qui interroge sur la durabilité des systèmes agricoles et donc des populations qui en dépendent.

Que faisons-nous ?

Un groupe d’experts (responsables administratifs des ministères des pays partenaires du COSTEA, chercheurs, experts et doctorants) s’est constitué pour partager leurs connaissances et leur expérience sur la gestion des eaux souterraines. Ils ont produit un Policy Brief et un Policy Paper sur ce sujet que vous pouvez retrouver dans la rubrique Nos productions principales.

Accompagner la gouvernance concertée des eaux souterraines – Conception de politiques à Limaoua, Tunisie

Un groupe d’experts (responsables administratifs des ministères des pays partenaires du COSTEA, chercheurs, experts et doctorants) s’est constitué pour partager leurs connaissances et leur expérience sur la gestion des eaux souterraines. Ils ont produit un Policy Brief et un Policy Paper sur ce sujet que vous pouvez retrouver dans la rubrique Nos productions principales.

Accompagner la gouvernance concertée des eaux souterraines – Rétro-prospective de gouvernance à Aousja, Tunisie

Cette vidéo illustre comment initier une démarche participative locale sur les eaux souterraines. À Aousja, dans le gouvernorat de Bizerte en Tunisie, les acteurs locaux ont modélisé ensemble la gouvernance passée, actuelle et future de cette ressource. Après des entretiens individuels, deux ateliers basés sur le visioning et le triangle du futur ont permis à une quarantaine de participants d’identifier des leviers d’action pour une gestion plus durable et équitable des eaux souterraines.

Analyses économiques des projets d'irrigation ?

Pourquoi les analyses économiques des projets d’irrigation ?

Notre engagement sur cette thématique résulte de deux constats principaux :

La faiblesse des études économiques menées dans le cadre de la faisabilité ou de la conception de projets d’irrigation en partie dû à la concision des TDR qui encadrent les prestations, au choix de mettre d’avantage l’accent sur les considérations techniques, aux moyens réduits accordés à ces études (temps/budget).
L’inadéquation entre les méthodes d’analyses demandées selon une approche relativement standardisée (ACB /calcul TRI) et les objectifs spécifiques de chaque projet d’investissement hydro-agricole.

Que faisons-nous ?

Un de nos groupes de travail s’est emparé des questionnements de nature économique relatifs à l’irrigation, et plus particulièrement, oriente ses réflexions autour des rôles et des manières de mener les analyses économiques de projets d’irrigation. Actuellement une étude est lancée sur la capitalisation et les recommandations pratiques pour la conduite d’analyses économiques ex-ante adapté à la typologie des projets hydro-agricoles.

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