Atténuation de lʼimpact de lʼagriculture irriguée sur le changement climatique

L’agriculture irriguée contribue à la sécurité alimentaire mais participe également aux émissions de gaz à effet de serre.

Le COSTEA cherche à mieux caractériser cette contribution, à développer des méthodes d’évaluation et à identifier les leviers permettant de réduire l’empreinte climatique des systèmes irrigués, dans le cadre de trajectoires de transformation agroécologique, tout en préservant leur performance économique et alimentaire.

Aménager et gérer les zones inondables dans une perspective multifonctionnelle

Pourquoi les zones inondables dans un contexte de changement global ?

Les zones inondables, parmi lesquelles les deltas, font partie des régions les plus peuplées de la planète. Elles sont aussi cruciales en termes de sécurité alimentaire car l’on y retrouve des systèmes agricoles –notamment rizicoles- très productifs. Ce sont également des agroécosystèmes fortement vulnérables aux inondations, à la montée des océans et à la salinisation des terres du fait du changement climatique. Ayant fait l’objet d’investissement très importants dans des infrastructures de contrôle des ressources en eau depuis près de 150 ans, l’équilibre fragile de ces zones est maintenant menacé, ce qui nécessite de renouveler les approches d’aménagement et d’utilisation dont elles font l’objet

Que faisons-nous ?

En Septembre 2019, nous avons initié une étude comparative de trois grandes zones inondables dans trois pays du monde: le haut delta du Mekong au Cambodge, la plaine inondable de la Daule en Equateur et la plaine irriguée du Gharb au Maroc qui représentent la diversité des enjeux auxquels les plaines inondables font face.

Dans ces trois socioécosystèmes, nous menons des études avec des partenaires nationaux qui visent à :

Caractériser le fonctionnement hydrologique complexes de ces zones
Identifier et évaluer les services multiples que les plaines inondables procurent aux populations
Trois consortium Nord-Sud sont en charge de conduire ces études:
IRD/ITC/RUA/ISC au Cambodge
AVSF/ESPOL en Equateur
CIRAD/IAV Hassan au Maroc

Nous concevons et conduisons des activités participatives visant à renouveler les approches d’aménagement territorial de ces zones. Cette action est en cours de finalisation

Développement d’approches d’évaluation des émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture irriguée

Pourquoi une approche méthodologique?

Les approches bilan carbone et les analyses de cycle de vie (ACV) qui permettent d’intégrer les impacts environnementaux depuis la production à la consommation d’un produit donné sont en pleine émergence dans le secteur agricole, mais posent des questions spécifiques du fait de la diversité des pratiques et territoires et de la complexité des chaînes de valeurs.

Que faisons-nous ?

Notre action vise à initier une réflexion collective sur les méthodes (avantages, limites et opérationnalité) à mettre en œuvre pour évaluer les impacts de l’agriculture irriguée sur le climat, et les impacts du changement climatique sur l’agriculture irriguée et plus généralement sur l’environnement. Pour cela nous proposons l’organisation de séminaires autour de deux thèmes principaux que sont :

L’approche bilan carbone: outils et méthodes dans une perspective d’opérationnalisation
L’état d’avancement d’autres approches telles que l’Analyse de Cycle de Vie (ACV), via notamment un stage intitulé « Approche ACV et Bilan carbone – étude de cas en riziculture »

Quantification des impacts environnementaux de la riziculture irriguée

Pourquoi la riziculture irriguée ?

Réduire les émissions des projets de développement, y compris dans le secteur agricole, est un engagement des pays et des agences de développement de part le monde. Du fait d’émissions de méthane importantes et de leur importance dans les systèmes alimentaires mondiaux, la question de l’adaptation des systèmes rizicoles inondés et irrigué est un enjeu crucial .

Que faisons-nous ?

Le COSTEA a cofinancé, avec la division climat de l’AFD, une étude intitulée « Riziculture irriguée et changement climatique : approfondissements méthodologiques pour la finance climat et la contribution aux trajectoires long terme AFOLU bas carbone et résiliente ». Cette étude conduite par Salvaterra identifie les processus source d’émissions de gaz à effet de serre liées à la riziculture irriguée, ainsi que les pratiques d’évaluation que différents bailleurs ont de l’impact climat de leur portefeuille de projets dans ce secteur, dans une perspective d’élaboration de bonnes pratiques à destination des opérateurs

Typologie des postes d’ émissions de gaz à effet de serre liées à l’agriculture irriguée

Pourquoi une typologie?

Aucune étude n’existe sur les émissions de gaz à effet de serre liées spécifiquement au secteur de l’agriculture irriguée. Or, du fait de leur diversité, les systèmes irrigués peuvent avoir des profils d’émission très différents et les perspectives d’atténuation peuvent donc être très variées. le COSTEA vise à caractériser cette diversité dans une perspective opérationnelle

Que faisons-nous ?

Le COSTEA finance une étude conduite par Rives & Eaux du Sud Ouest et OuiACT visant à développer une méthodologie pour caractériser les profils d’émission d’une diversité de systèmes irrigués. L’étude propose une typologie “orientée carbone” des systèmes irrigués, accompagnée d’une quantification des émissions sur la base de cas illustratifs et explore les perspectives qu’une transition agroécologique de ces systèmes offre en termes de diminution des émissions.

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