Cette étude constitue une analyse historique des unions hydrauliques du delta du fleuve Sénégal, depuis le transfert des aménagements en 1990 jusqu’à 2014.

L’objectif de cette étude est d’analyser le fonctionnement et l’évolution des rôles de ces unions mais surtout de décortiquer la redevance hydraulique et son utilisation réelle. Elle vise aussi à éclaircir la rentabilité financière des activités rémunératrices développées par les unions. Elle s’interroge aussi à l’offre de service qu’a bénéficié les unions depuis le transfert et quel bilan tiré trente années après le transfert

Ce diagnostic institutionnel spécifique de BagréPôle au Burkina Faso est le résultat d’un travail conduit dans le cadre du chantier Rôles et place des sociétés d’aménagement dans le développement de l’irrigation en Afrique de l’Ouest, qui s’ancre dans l’axe Gouvernance des Systèmes Irriguées du COSTEA. Ce chantier intervient au moment où les états sahéliens connaissent une relance des investissements dans l’irrigation mais où les modèles existants sont questionnés. Ce travail vise à partager une analyse des forces et faiblesses d’un type d’organisation au travers de laquelle les politiques publiques de l’irrigation sont mises en place dans le territoire, la ‘Société d’Aménagement’.

Le Maroc s’est donné pour objectif de redynamiser et moderniser le secteur agricole, notamment à travers l’économie, la rationalisation et la mise en valeur du m3 d’eau ainsi que la mise en valeur des productions agricoles pour améliorer les revenus des agriculteurs. Les projets de reconversion des systèmes d’irrigation existants vers l’irrigation localisée, qu’ils soient collectifs ou individuels, représentent la pièce maitresse pour atteindre ces objectifs.

Ces projets de reconversion collective, en comparaison avec les projets de reconversion individuelle, nécessitent un investissement énorme et impliquent un certain nombre de défis à relever pour garantir leur réussite, notamment quant à l’adaptation d’une part, des agriculteurs ayant affaire à une nouvelle technique d’irrigation qui nécessite un changement important des pratiques d’irrigation et des systèmes de cultures pratiqués et d’autre part l’adaptation des agents de l’ORMVAT quant à la gestion et l’entretien du réseau, le payement des redevances et l’accompagnement des agriculteurs.Le périmètre irrigué du Tadla constitue un des périmètres agricoles les plus importants au Maroc avec une superficie aménagée en grande hydraulique de 325.000 ha ; il connait une réelle dynamique en ce qui concerne le passage vers l’irrigation localisée, notamment à travers un projet pilote de reconversion collective du gravitaire au GAG sur une superficie de 10.000ha.

Le présent travail a pour objectif d’analyser cette première expérience de reconversion collective réalisée dans les zones relevant des AUEA Al Omrania et Al Ittihad afin d’identifier les processus de réalisation du projet et formuler des recommandations pouvant guider la réalisation des projets futurs.Ce projet représente un champ d’expérience basé sur plusieurs hypothèses pour sa mise en oeuvre lors de la phase d’étude (concernant les choix techniques) et lors de la phase d’exécution (par rapport à la gestion des irrigations et la relation des agriculteurs avec le GAG).

Les résultats du travail montrent que l’implication des agriculteurs en amont du projet est une condition primordiale pour la réussite des projets de reconversion vers l’irrigation localisée. En effet, l’Office a choisi d’équiper les bornes avec un débit supérieur aux besoins des agriculteurs dans l’objectif de leur garantir une plus grande liberté pour les irrigations, mais puisque ces derniers n’ont pas été impliqués lors de la prise de décision, ils n’ont pas pu saisir les raisons et les conséquences d’un tel choix ni avoir une vision claire des répercussionsd’une mauvaise gestion et organisation.

D’autre part, l’absence de compteurs sur les prises parcelles par peur que les agriculteurs ne les détruisent implique un manque dans la formation de ces derniers qui considèrent cet appareillage comme un simple moyen de comptage des redevances, alors qu’il est surtout un tableau de bord pouvant les aider à gérer leurs irrigations.

Egalement, un accompagnement à long terme garantie une assimilation des pratiques d’irrigation (doses et heures d’irrigation, fertigation, filtration) par les agriculteurs habitués à inonder leurs parcelles afin de diminuer la période de transition, leur permettre de s’adapter au GAG et passer à des cultures à plus haute valeur ajoutée. Mais on remarque qu’une grande partie des agriculteurs, qui s’occupent réellement des irrigations à la parcelle, n’accèdent pas aux formations organisées par l’ORMVAT. En effet, dû à une grande typologie d’agriculteurs et un manque de circulation d’information au sein de l’AUEA, certains se retrouvent à manipuler un système d’irrigation en suivant uniquement les directives du bureau d’étude ou de leurs voisins.

Ce diagnostic institutionnel spécifique de l’AMVS au Burkina Faso est le résultat d’un travail conduit dans le cadre du chantier Rôles et place des sociétés d’aménagement dans le développement de l’irrigation en Afrique de l’Ouest, qui s’ancre dans l’axe Gouvernance des Systèmes Irriguées du COSTEA. Ce chantier intervient au moment où les états sahéliens connaissent une relance des investissements dans l’irrigation mais où les modèles existants sont questionnés. Ce travail vise à partager une analyse des forces et faiblesses d’un type d’organisation au travers de laquelle les politiques publiques de l’irrigation sont mises en place dans le territoire, la ‘Société d’Aménagement’.

Un des principaux responsables de la pollution de l’environnement dans la culture du riz est le méthane (CH4) qui représente une importante source anthropique de gaz à effet de serre (GES) atmosphérique. Peu d’études ont étudié les similitudes ou les différences dans changements environnementaux régionaux induits par les modes de gestions tels que l’irrigation et plus généralement la gestion de l’eau.

Dans ce rapport, deux approches principales et leurs outils correspondants (EX-Ante C-balance Tool, EX-ACT et l’Analyse du Cycle de Vie, ACV) sont utilisées pour comparer et évaluer l’impact des systèmes riz pluvial et rizicoles d’Asie du Sud-Est. Pour les systèmes inondés, la typologie consiste en quatre grands systèmes qui sont basés sur le régime hydrique, le drainage, la température, le type de sol et la topographie. Les résultats montrent que la typologie retenue (riz pluvial, riz inondé, riz inondé à submersion profonde et le riz irrigué) est adéquate pour représenter les systèmes de gestion d’un point de vue environnemental. Il est souligné que la culture de riz pluvial présente des bilans de carbone, en particulier lors de l’application de fumier, avec un taux de séquestration de 2,5 tonnes équivalent CO2 par hectare cultivé et 0,62 tonnes équivalent CO2 par tonne de riz produit.Dans les systèmes irrigués, la gestion de l’eau (l’irrigation et le drainage) est primordiale dans le contrôle de la quantité émise de GES. En intensifiant le niveau de drainage, l’impact sur les émissions de GES peut être modifié par un facteur allant jusqu’à 4 à 5. Les systèmes sans contrôle du drainage présentent les émissions les plus élevées (7,78 tonnes équivalent CO2 par hectare cultivé), tandis que par les systèmes inondés par intermittence (2,29 tonnes équivalent CO2 par hectare cultivé, sans présaison inondée) peuvent présenter des émissions du même niveau que des systèmes pluviaux. Enfin, avec une présaison inondée, les systèmes montrent une situation intermédiaire (4,35 tonnes équivalent CO2 par hectare cultivé). L’approche par niveau (coefficients par défaut, dit de niveau-1 ou de Tier-1, ou coefficients régionaux voire nationaux pour le niveau-2, ou Tier-2) a un fort effet sur les bilans de GES pour tous les systèmes de riz, à l’exception des systèmes pluviaux. Dans les systèmes irrigués, l’approche Tier-2 se traduit par un doublement des émissions totales. Lorsque les émissions sont rapportées au rendement moyen potentiel de chaque catégorie (4-5 t/ha pour le riz en eau profonde, 5- 7 t/ha pour le riz pluvial de plaine, 12-13 t/ha pour le riz irrigué), les systèmes inondés avec un drainage intermittent sont aussi émissifs que les systèmes pluviaux. Les systèmes inondés en permanence avec une présaison inondée demeurent les pires systèmes en termes d’impact climatique. Le riz en eau profonde présente une situation intermédiaire mais qui varie fortement en fonction des pays. Même si les deux approches ont été développées pour répondre à différentes problématiques, EX-ACT et les approches de l’ACV fournissent des niveaux similaires d’émissions de GES.

Cette publication trouve son origine au sein du Costea. Il implique la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (FARM) et le Réseau formation agricole et rurale (FAR), qui s’intéressent aux enjeux de l’eau agricole et de la formation / appui-conseil aux agriculteurs dans les pays du Sud.

Le présent rapport s’inscrit au sein de l’axe thématique « Gouvernance des systèmes irrigués et conduite du changement en irrigation ».

Après 20 ans de désengagement, l’Etat marocain réinvestit le secteur agricole depuis 2008 à travers une politique volontariste appelé « Plan Maroc Vert ». Les enjeux liés à l’eau et sa raréfaction ont conduit à la mise en oeuvre d’un Programme National d’Economie d’Eau visant à économiser et à mieux valoriser l‘eau d’irrigation.

Un important mécanisme de subvention a été déployé afin d’inciter les agriculteurs à adopter des techniques d’irrigation localisée moderne, le goutte-à-goutte. Les périmètres irrigués, notamment les zones de grande hydraulique, font l’objet d’une attention particulière dans ce programme. Cependant, l’adoption de ce type de technique moderne exige de la formation et de l’encadrement pour les petites et moyennes exploitations qui caractérisent majoritairement ces périmètres.Parallèlement, l’Etat a engagé en 2010 une réforme importante sur le conseil agricole.Cette stratégie consiste à mettre en place un dispositif qui soit pluriel, fondé sur l’autonomisation progressive des agriculteurs et la responsabilisation des acteurs.En même temps que la redynamisation du rôle de l’Etat, la prise en main du conseil et de la formation doit se faire par le secteur privé. Les organisations professionnelles agricoles(OPA), à l’exception des chambres d’agriculture et inter-professions, ne sont pas considérées comme des acteurs stratégiques de cette nouvelle réforme.Pourtant, elles assurent de nombreux services aux petites et moyennes exploitations familiales.Le but de cette étude est de comprendre le rôle que peuvent jouer les organisations professionnelles dans la conception et la mise en oeuvre de dispositif de formation professionnelle en zone irriguée. Pour répondre à cette question, l’étude s’est focalisée sur deux organisations professionnelles qui opèrent dans le périmètre de grande hydraulique de la région du Tadla-Azilal. A travers une série d’entretiens avec des agriculteurs et les autres acteurs impliqués dans des formations courtes portées par ces deux OPA, nous avons cherché à voir quels effets avaient pu être produits et dans quelle mesure les dispositifs pouvaient être améliorés dans une perspective durable.Les OPA sont capables de mettre en place des dispositifs de formation qui permettent le renforcement de compétences techniques sur les exploitations. Cependant, dans un contexte où l’offre globale de services à l’agriculture reste réduite, les petites et moyennes exploitations ne sont pas en mesure d’optimiser les effets de la formation technique. Au-delà d’améliorations possibles en termes d’ingénierie de la formation, ces effets sont aussi liés à l’accès à d’autres services, pour un développement durable des petites et moyennes exploitations.Les OPA suffisamment structurées pour porter un dispositif de formation/conseil ne doivent pas être exclues du dispositif national. Leur soutien par les pouvoirs publics contribuerait à améliorer l’impact des divers efforts entrepris, bien coordonnés. Les OPA ont un rôle essentiel à jouer dans la gouvernance du dispositif national qui se met en place.

Ce diagnostic institutionnel spécifique de l’ODRS au Mali est le résultat d’un travail conduit dans le cadre du chantier Rôles et place des sociétés d’aménagement dans le développement de l’irrigation en Afrique de l’Ouest, qui s’ancre dans l’axe Gouvernance des Systèmes Irriguées du COSTEA. Ce chantier intervient au moment où les états sahéliens connaissent une relance des investissements dans l’irrigation mais où les modèles existants sont questionnés. Ce travail vise à partager une analyse des forces et faiblesses d’un type d’organisation au travers de laquelle les politiques publiques de l’irrigation sont mises en place dans le territoire, la ‘Société d’Aménagement’.

Dans les Andes équatoriennes l’agriculture est en majorité pratiquée par de petits producteurs paysans. Ces agriculteurs font souvent partie de populations ayant été actrices de fortes luttes pour la terre et pour l’eau depuis le XXè siècle. Dans la région de Cangahua (proche de Quito) la population vit entre 2800 et 3600 m d’altitude et bénéficie de l’eau d’irrigation depuis la fin des années 80. Pourtant la dotation en eau pour les familles est très basse. A partir des années 2000, un système d’irrigation par aspersion a été installé dans la plupart des communautés de Cangahua. La présente étude a pour objectifs d’analyser les effets de l’arrivée de l’irrigation par aspersion à l’échelle des communautés et à l’échelle des exploitations agricoles. Des enquêtes ont été menées auprès de 62 producteurs, 7 dirigeants de communautés et des ingénieurs d’une ONG locale.

Au niveau des communautés, l’effet le plus mentionné est la baisse des conflits liés à l’eau. L’arrivée de l’irrigation par aspersion a également modifié les règles d’organisation au sein des communautés, le rôle de l’aiguadier et l’organisation des mingas (travaux collectifs). Quatre types de producteurs ont été identifiés dans la zone de l’étude : les éleveurs bovins laitiers, les producteurs d’oignons, les producteurs diversifiés et enfin les producteurs pluriactifs. Les effets de l’irrigation par aspersion varient suivant ces typologies : les agriculteurs ont augmenté la superficie irriguée et l’efficience de l’irrigation dans les exploitations et ont introduit de nouvelles productions. La sécurité de l’irrigation leur a apporté une confiance dans la production agricole et ils s’impliquent davantage dans leur exploitation. A l’inverse, la baisse de la quantité de travail d’irrigation permet de gagner du temps libre, parfois utilisé par les producteurs pour avoir un emploi secondaire dans les entreprises de fleurs de la vallée ou le secteur de la construction dans les villes.

L’arrivée de l’aspersion, si elle n’a pas impulsé de nouveaux processus dans la zone de l’étude, a modifié les trajectoires suivies par les producteurs. Ces trajectoires sont diverses et antagonistes : on observe des agriculteurs qui se spécialisent tandis que d’autres diversifient leur production, certains s’impliquent d’avantage dans l’exploitation agricole alors que d’autres ont des emplois secondaires, et enfin certains investissent dans l’amélioration de leurs vaches laitières et d’autres dans des élevages de petits animaux comme les cochons d’inde ou les porcs.

L’adoption massive de l’irrigation par aspersion dans ces communautés montre que les objectifs d’augmentation de la production et des revenus des agriculteurs sont globalement atteints. Il est cependant à noter que l’organisation de la Junta de Aguas et l’accompagnement des institutions de développement dans la mise en place de l’aspersion ont largement contribué à son adoption.

Enfin, les effets dépendent aussi de facteurs explicatifs liés à la disponibilité des ressources naturelles, la capacité d’investissement, le niveau d’organisation de la communauté, sa situation géographique et son histoire. La présence de ces facteurs influence l’adoption de l’aspersion et le déroulement des processus en cours dans les communautés. Pour finir, la mise en place d’un nouveau système d’irrigation doit prendre en compte les dimensions de production et de commercialisation pour que le développement des communautés soit complet.

Ce diagnostic institutionnel spécifique de l’ORS au Mali est le résultat d’un travail conduit dans le cadre du chantier Rôles et place des sociétés d’aménagement dans le développement de l’irrigation en Afrique de l’Ouest, qui s’ancre dans l’axe Gouvernance des Systèmes Irriguées du COSTEA. Ce chantier intervient au moment où les états sahéliens connaissent une relance des investissements dans l’irrigation mais où les modèles existants sont questionnés. Ce travail vise à partager une analyse des forces et faiblesses d’un type d’organisation au travers de laquelle les politiques publiques de l’irrigation sont mises en place dans le territoire, la ‘Société d’Aménagement’.