Cette étude constitue une analyse historique des unions hydrauliques du delta du fleuve Sénégal, depuis le transfert des aménagements en 1990 jusqu’à 2014.

L’objectif de cette étude est d’analyser le fonctionnement et l’évolution des rôles de ces unions mais surtout de décortiquer la redevance hydraulique et son utilisation réelle. Elle vise aussi à éclaircir la rentabilité financière des activités rémunératrices développées par les unions. Elle s’interroge aussi à l’offre de service qu’a bénéficié les unions depuis le transfert et quel bilan tiré trente années après le transfert

Les périmètres de grande hydraulique au Maroc utilisent pour l’essentiel l’irrigation gravitaire ou l’aspersion. Dans ces périmètres, plusieurs projets pilotes de reconversion collective à l’irrigation localisée sont en cours. Nous avons mené une étude sur la participation des agriculteurs à la conception d’un projet pilote dans le périmètre du Tadla.
Le projet ne prévoyait pas initialement de gérer l’aménagement de l’irrigation localisée au niveau des parcelles, mais cet aspect a été inclus par la suite. Les associations d’usagers de l’eau ont été redynamisées, avec notamment la nomination de chefs de bloc, qui doivent jouer le rôle d’intermédiaires entre les agriculteurs et le conseil d’administration. De nombreuses réunions d’information et de coordination ont été organisées. Ces différentes initiatives ont permis une bonne qualité de dialogue entre une minorité d’agriculteurs et les acteurs de développement en charge du projet.

Cependant, une majorité d’agriculteurs n’ont pas ou peu participé aux réunions et aux visites de formation sur l’irrigation localisée, et ce, pour trois principales raisons :

  1. une majorité des exploitations enquêtées sont gérées par plusieurs héritiers qui exploitent de façon indépendante des lots séparés, mais utilisent la même borne et ainsi sont peu visibles pour l’administration ;
  2. l’absence de définition initiale d’une méthode explicite pour s’assurer d’une large participation ;
  3. le rôle limité qu’a joué les associations d’irrigants dans la circulation de l’information. Malgré ces limites, l’expérience a aussi été un lieu important d’apprentissage pour l’ensemble des acteurs, avec une amélioration progressive des conditions et résultats de la participation des agriculteurs.

Le développement du marché du faire-valoir indierct, dans la plaine de Kairoaun en Tunisie, illustre l’adaptation des acteurs à leurs contraintes locales en termes d’accès au foncier, à l’eau et au capital, essentiellement.
Les opportunités d’accès à l’eau souterraine et le développement des cultures irriguées destinées au marché local et étranger ont augmenté la valeur marchande de la terre, induisant une forte pression sur celle-ci. Cette dynamique a conduit à l’ouverture d’un large éventail de droits de transfert provisoire des terres par une multiplicité d’arrangements contractuels. Notre travail avait pour objectif de caractériser ces arrangements, comprendre les logiques des acteurs qui les portent et appréhender l’évolution de quelques trajectoires d’acteurs.

Par une démarche systémique et une analyse de diagnostic agraire, réalisées à l’échelle d’une petite localité agricole de Kairouan, la commune de Chbika, nous apportons des éclairages sur les principales pratiques contractuelles agraires qui régissent actuellement l’essentiel des échanges autour du foncier.

Nous montrons que ces pratiques s’articulent essentiellement autour de plusieurs figures du métayage et de la location. Nous détaillons ensuite les différentes règles et facteurs qui régissent et déterminent ces arrangements et les différentes logiques des acteurs selon qu’il s’agisse des preneurs ou des cédants.

Nous mettons également en évidence les anciens arrangements qui ont perdu de leur importance, ou disparus (mgharssa, mouzarâa).

Enfin, nous apportons quelques élements de réponse sur l’évolution de ces arrangements à travers l’analyse de quelques trajectoires d’acteurs par les « récits de vie ». Nous vérifions ainsi dans ce travail l’hypothèse principale d’émergence d’un marché du faire-valoir indirect, diversifié et dynamique, comme principal régulateur de l’accès au foncier et le rôle de l’accès à l’eau souterraine dans son développement.

La présente étude est financée par l’Association Française de l’Eau, de l’Irrigation et de Drainage (AFEID) dans le cadre du COSTEA. Il a été menée dans le périmètre irrigué de Tadla, plus précisément au niveau du secteur pilote (4045 ha) du projet de reconversion de l’irrigation gravitaire à l’irrigation localisée.
Les objectifs de ce travail consistent à une étude critique de la démarche utilisée pour le choix de l’équipement interne des exploitations faisant partie de ce secteur, une évaluation des critères de performance de l’irrigation à l’échelle de l’exploitation agricole et une appréciation de l’impact de l’irrigation localisée sur les prélèvements à partir de la nappe. La démarche adoptée pour effectuer ce travail consiste en :

  • La collecte des données à travers des entretiens avec les responsables et agents de l’ORMVAT et de l’assistance technique aux agriculteurs de la zone de reconversion, d’une part et les enquêtes réalisées auprès des agriculteurs, des AUEA et des sociétés d’installation du matériel d’irrigation, d’autre part ;
  • La mesure et le calcul des paramètres hydrauliques pour l’évaluation des performances des exploitations ;
  • L’inventaire exhaustif des points de prélèvement à partir de la nappe et estimation des volumes pompés au niveau du secteur pilote.

L’étude a révélé que :

D’après les enquêtes réalisées auprès d’un échantillon d’agriculteurs du secteur pilote, une grande partie des exploitants (79 %) n’a aucune connaissance du système d’irrigation localisée et 20% des agriculteurs ont exprimé leurs craintes vis-à-vis de la commercialisation de leurs produits agricoles après la reconversion ;

  • A la base des spéculations pratiquées, les volumes apportés par campagne agricole différent selon la technique d’irrigation, le volume moyen apporté sous gravitaire est de 14094 m3/ha contre un volume moyen de 9010 m3/ha sous goutte à goutte ;
  • Le volume annuel prélevé à partir de la nappe à l’échelle du secteur pilote (4045 ha) est estimé à 10.43 Mm3.
  • Les prélèvements prévisibles à partir de la nappe après la reconversion en cas d’anomalies permanentes dans le réseau et d’augmentation du prix du m3 d’eau seront estimés à 9.54 Mm3.

Crée en 1932 et situé au coeur du delta central du Niger en République du Mali, l’Office du Niger (ON) est l’un des plus grands et des plus anciens périmètres irrigués ouest – africains avec près de 112 000 ha aménagés et exploités. La présente étude a porté sur les liens entre les ressources Terre et Eau qui existent dans cette zone, plus précisément à Niono. Elle vise à évaluer l’impact des dynamiques foncières actuelles sur la gestion de l’eau.

Les différents villages enquêtés ont été choisis de manière à couvrir la diversité de la zone en termes de rendements et d’aménagements. Les critères de choix de l’échantillon ont été basés sur les statuts (résident, non-résident) et sur la taille des exploitations (petite ; moyenne et grande).

Il ressort de cette étude que la pression démographique et l’état d’aménagement des parcelles sont les principales causes des dynamiques foncières actuelles qui sont entre autres la sous – location, la location, la vente et l’achat de terre. Ces dynamiques foncières sont qualifiées de pratiques informelles au regard des textes de l’ON.

Plus développées dans les petites et les moyennes exploitations, ces pratiques ont un impact direct sur : l’irrigation, le drainage, l’entretien du réseau tertiaire et le partage de l’eau dans cinq (5) des huit (8) villages enquêtés.

L’étude a également révélé la mauvaise volonté de certains exploitants résidents et non – résidents pour l’entretien du réseau tertiaire et la responsabilité de ceux – ci dans le retard accusé dans les travaux d’entretien de l’ON. Des problèmes de gouvernance ont pu être identifiés, notamment le silence de l’ON face au développement des pratiques informelles et sa responsabilité dans les insuffisances de gestion de l’eau.

Le travail a consisté à évaluer l’impact des nouvelles dynamiques foncières sur la gestion de l’eau dans la zone de production de M’Béwani en zone Office du Niger, au Mali, et proposer des solutions d’amélioration.

Les dynamiques sont premièrement l’arrivée de nouveaux investisseurs suite à l’appel fait par l’Etat malien et deuxièmement le développement des pratiques informelles. Afin d’atteindre cet objectif, nous avons effectué des enquêtes de terrain sur un échantillon d’acteurs du monde rural : les exploitations agricoles en fonction du statut (exploitations familiales et détenteurs de baux), la taille de la superficie exploitée (petite, moyenne ou grande) et des responsables maliens des structures de développement rural (agents de l’Office du Niger et du CRRA) intervenant dans la zone.

De l’analyse des résultats obtenus des enquêtes, il ressort que :

  • Seule l’arrivée de l’investisseur COVEC a été un facteur prépondérant dans le développement des pratiques informelles dans la zone de production de M’Béwani;
  • Il existe une mauvaise gestion de l’eau due au mauvais entretien des réseaux. cela se remarque chez les attributaires officiels de l’Office du Niger et les nouveaux acteurs (sous-locataires) ;
  • Les exploitants développent des pratiques informelles pour plusieurs raisons (besoins familiaux, pressions foncières, qualité des aménagements…), certaines de ces pratiques impactent négativement la gestion de l’eau.

Des solutions allant du changement de comportement des agriculteurs à l’application et/ou la révision des textes et lois régissant la terre en zone Office du Niger peuvent réduire ou circonscrire les pratiques informelles néfastes.

Depuis quatre ans et demi, le groupe de travail « Eau Agricole », de la Commission Agriculture et Alimentation (C2A) de Coordination Sud, travaille pour construire et diffuser un argumentaire en faveur de l’accès à l’eau des agriculteurs paysans des pays en développement. Dans une conjoncture climatique délicate, l’eau devient de plus en plus une ressource rare. Les instances, nationales ou internationales, concernées sont amenées à mieux gérer cette ressource et à la partager le plus équitablement possible.

L’eau agricole représente l’eau utilisée pour la production végétale ou animale. L’agriculture est le premier consommateur d’eau douce au monde, avec environ 70 % des quantités totales prélevées. L’usage de cette eau par l’agriculture engendre des externalités négatives et positives, le plus souvent vis-à-vis de l’environnement. L’agriculture familiale joue un rôle primordial dans la sécurité alimentaire mondiale. Avec près de 500 millions d’exploitations agricoles, elle constitue la première forme d’agriculture dans le monde. Elle contribue à la production de plus de 60 % de la production alimentaire dans le monde. Face à ce constat, il serait important de garantir le droit d’accès à l’eau pour les agriculteurs familiaux du Sud.

L’objectif de ce présent travail est d’évaluer l’efficience économique de l’usage de l’eau agricole par les agricultures paysannes. Afin d’atteindre cet objectif, des cas d’études issues de différents organismes et structures (ONG, Instituts de recherche, Instances internationales) ont été analysés. Les résultats qui ressortent de ces cas d’études (du moins certains), montrent que les agricultures familiales font un usage raisonné de l’eau, et sont créatrices de valeur ajoutée quand elles ont accès à cette ressource, ce constat va à l’encontre de l’idée, parfois avancée, comme quoi les agricultures familiales en tendances à mal gérer l’eau qu’elles utilisent.

Dans les Andes équatoriennes l’agriculture est en majorité pratiquée par de petits producteurs paysans. Ces agriculteurs font souvent partie de populations ayant été actrices de fortes luttes pour la terre et pour l’eau depuis le XXè siècle. Dans la région de Cangahua (proche de Quito) la population vit entre 2800 et 3600 m d’altitude et bénéficie de l’eau d’irrigation depuis la fin des années 80. Pourtant la dotation en eau pour les familles est très basse. A partir des années 2000, un système d’irrigation par aspersion a été installé dans la plupart des communautés de Cangahua. La présente étude a pour objectifs d’analyser les effets de l’arrivée de l’irrigation par aspersion à l’échelle des communautés et à l’échelle des exploitations agricoles. Des enquêtes ont été menées auprès de 62 producteurs, 7 dirigeants de communautés et des ingénieurs d’une ONG locale.

Au niveau des communautés, l’effet le plus mentionné est la baisse des conflits liés à l’eau. L’arrivée de l’irrigation par aspersion a également modifié les règles d’organisation au sein des communautés, le rôle de l’aiguadier et l’organisation des mingas (travaux collectifs). Quatre types de producteurs ont été identifiés dans la zone de l’étude : les éleveurs bovins laitiers, les producteurs d’oignons, les producteurs diversifiés et enfin les producteurs pluriactifs. Les effets de l’irrigation par aspersion varient suivant ces typologies : les agriculteurs ont augmenté la superficie irriguée et l’efficience de l’irrigation dans les exploitations et ont introduit de nouvelles productions. La sécurité de l’irrigation leur a apporté une confiance dans la production agricole et ils s’impliquent davantage dans leur exploitation. A l’inverse, la baisse de la quantité de travail d’irrigation permet de gagner du temps libre, parfois utilisé par les producteurs pour avoir un emploi secondaire dans les entreprises de fleurs de la vallée ou le secteur de la construction dans les villes.

L’arrivée de l’aspersion, si elle n’a pas impulsé de nouveaux processus dans la zone de l’étude, a modifié les trajectoires suivies par les producteurs. Ces trajectoires sont diverses et antagonistes : on observe des agriculteurs qui se spécialisent tandis que d’autres diversifient leur production, certains s’impliquent d’avantage dans l’exploitation agricole alors que d’autres ont des emplois secondaires, et enfin certains investissent dans l’amélioration de leurs vaches laitières et d’autres dans des élevages de petits animaux comme les cochons d’inde ou les porcs.

L’adoption massive de l’irrigation par aspersion dans ces communautés montre que les objectifs d’augmentation de la production et des revenus des agriculteurs sont globalement atteints. Il est cependant à noter que l’organisation de la Junta de Aguas et l’accompagnement des institutions de développement dans la mise en place de l’aspersion ont largement contribué à son adoption.

Enfin, les effets dépendent aussi de facteurs explicatifs liés à la disponibilité des ressources naturelles, la capacité d’investissement, le niveau d’organisation de la communauté, sa situation géographique et son histoire. La présence de ces facteurs influence l’adoption de l’aspersion et le déroulement des processus en cours dans les communautés. Pour finir, la mise en place d’un nouveau système d’irrigation doit prendre en compte les dimensions de production et de commercialisation pour que le développement des communautés soit complet.

Après 20 ans de désengagement, l’Etat marocain réinvestit le secteur agricole depuis 2008 à travers une politique volontariste appelé « Plan Maroc Vert ». Les enjeux liés à l’eau et sa raréfaction ont conduit à la mise en oeuvre d’un Programme National d’Economie d’Eau visant à économiser et à mieux valoriser l‘eau d’irrigation.

Un important mécanisme de subvention a été déployé afin d’inciter les agriculteurs à adopter des techniques d’irrigation localisée moderne, le goutte-à-goutte. Les périmètres irrigués, notamment les zones de grande hydraulique, font l’objet d’une attention particulière dans ce programme. Cependant, l’adoption de ce type de technique moderne exige de la formation et de l’encadrement pour les petites et moyennes exploitations qui caractérisent majoritairement ces périmètres.Parallèlement, l’Etat a engagé en 2010 une réforme importante sur le conseil agricole.Cette stratégie consiste à mettre en place un dispositif qui soit pluriel, fondé sur l’autonomisation progressive des agriculteurs et la responsabilisation des acteurs.En même temps que la redynamisation du rôle de l’Etat, la prise en main du conseil et de la formation doit se faire par le secteur privé. Les organisations professionnelles agricoles(OPA), à l’exception des chambres d’agriculture et inter-professions, ne sont pas considérées comme des acteurs stratégiques de cette nouvelle réforme.Pourtant, elles assurent de nombreux services aux petites et moyennes exploitations familiales.Le but de cette étude est de comprendre le rôle que peuvent jouer les organisations professionnelles dans la conception et la mise en oeuvre de dispositif de formation professionnelle en zone irriguée. Pour répondre à cette question, l’étude s’est focalisée sur deux organisations professionnelles qui opèrent dans le périmètre de grande hydraulique de la région du Tadla-Azilal. A travers une série d’entretiens avec des agriculteurs et les autres acteurs impliqués dans des formations courtes portées par ces deux OPA, nous avons cherché à voir quels effets avaient pu être produits et dans quelle mesure les dispositifs pouvaient être améliorés dans une perspective durable.Les OPA sont capables de mettre en place des dispositifs de formation qui permettent le renforcement de compétences techniques sur les exploitations. Cependant, dans un contexte où l’offre globale de services à l’agriculture reste réduite, les petites et moyennes exploitations ne sont pas en mesure d’optimiser les effets de la formation technique. Au-delà d’améliorations possibles en termes d’ingénierie de la formation, ces effets sont aussi liés à l’accès à d’autres services, pour un développement durable des petites et moyennes exploitations.Les OPA suffisamment structurées pour porter un dispositif de formation/conseil ne doivent pas être exclues du dispositif national. Leur soutien par les pouvoirs publics contribuerait à améliorer l’impact des divers efforts entrepris, bien coordonnés. Les OPA ont un rôle essentiel à jouer dans la gouvernance du dispositif national qui se met en place.

Un des principaux responsables de la pollution de l’environnement dans la culture du riz est le méthane (CH4) qui représente une importante source anthropique de gaz à effet de serre (GES) atmosphérique. Peu d’études ont étudié les similitudes ou les différences dans changements environnementaux régionaux induits par les modes de gestions tels que l’irrigation et plus généralement la gestion de l’eau.

Dans ce rapport, deux approches principales et leurs outils correspondants (EX-Ante C-balance Tool, EX-ACT et l’Analyse du Cycle de Vie, ACV) sont utilisées pour comparer et évaluer l’impact des systèmes riz pluvial et rizicoles d’Asie du Sud-Est. Pour les systèmes inondés, la typologie consiste en quatre grands systèmes qui sont basés sur le régime hydrique, le drainage, la température, le type de sol et la topographie. Les résultats montrent que la typologie retenue (riz pluvial, riz inondé, riz inondé à submersion profonde et le riz irrigué) est adéquate pour représenter les systèmes de gestion d’un point de vue environnemental. Il est souligné que la culture de riz pluvial présente des bilans de carbone, en particulier lors de l’application de fumier, avec un taux de séquestration de 2,5 tonnes équivalent CO2 par hectare cultivé et 0,62 tonnes équivalent CO2 par tonne de riz produit.Dans les systèmes irrigués, la gestion de l’eau (l’irrigation et le drainage) est primordiale dans le contrôle de la quantité émise de GES. En intensifiant le niveau de drainage, l’impact sur les émissions de GES peut être modifié par un facteur allant jusqu’à 4 à 5. Les systèmes sans contrôle du drainage présentent les émissions les plus élevées (7,78 tonnes équivalent CO2 par hectare cultivé), tandis que par les systèmes inondés par intermittence (2,29 tonnes équivalent CO2 par hectare cultivé, sans présaison inondée) peuvent présenter des émissions du même niveau que des systèmes pluviaux. Enfin, avec une présaison inondée, les systèmes montrent une situation intermédiaire (4,35 tonnes équivalent CO2 par hectare cultivé). L’approche par niveau (coefficients par défaut, dit de niveau-1 ou de Tier-1, ou coefficients régionaux voire nationaux pour le niveau-2, ou Tier-2) a un fort effet sur les bilans de GES pour tous les systèmes de riz, à l’exception des systèmes pluviaux. Dans les systèmes irrigués, l’approche Tier-2 se traduit par un doublement des émissions totales. Lorsque les émissions sont rapportées au rendement moyen potentiel de chaque catégorie (4-5 t/ha pour le riz en eau profonde, 5- 7 t/ha pour le riz pluvial de plaine, 12-13 t/ha pour le riz irrigué), les systèmes inondés avec un drainage intermittent sont aussi émissifs que les systèmes pluviaux. Les systèmes inondés en permanence avec une présaison inondée demeurent les pires systèmes en termes d’impact climatique. Le riz en eau profonde présente une situation intermédiaire mais qui varie fortement en fonction des pays. Même si les deux approches ont été développées pour répondre à différentes problématiques, EX-ACT et les approches de l’ACV fournissent des niveaux similaires d’émissions de GES.