Du 2 au 4 juin 2026 à Saint-Louis (Sénégal), le think tank COSTEA a organisé aux côtés de l’ISRA et de LISODE, un atelier participatif régional consacré à la réingénierie agroécologique des systèmes irrigués collectifs.

Intitulé « Réinventons les systèmes irrigués collectifs pour l’agroécologie », cet atelier a réuni des représentants des Sociétés d’Aménagement et de Gestion de l’Irrigation (SAGI), des chercheurs, des maîtres d’ouvrage, des producteurs et des experts de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb.

À noter, la participation notamment des acteurs du Sénégal, du Tchad, de Mauritanie, des membres du Réseau Ouest Africain des SAGI (ROA-SAGI), ainsi qu’un représentant du REMIG (Réseau marocain interprofessionnel de l’irrigation).

Une réflexion collective ancrée dans les réalités de terrain

Cet atelier s’inscrit dans la continuité des actions engagées par le COSTEA au Sénégal autour des enjeux d’agroécologie irriguée et de transition des territoires agricoles.

Il prolonge notamment :

  • le stage collectif organisé en février 2026 dans le delta du fleuve Sénégal avec une cinquantaine d’étudiants sénégalais et internationaux
  • le lancement de l’étude COSTEA sur la réingénierie agroécologique des systèmes irrigués au Sénégal et au Cambodge qui durera 18 mois
  • les dynamiques nationales portées par les partenaires sénégalais, notamment l’ISRA-BAME, la SAED et les réseaux engagés dans la stratégie sénégalaise de transition agroécologique.
  • Un atelier participatif similaire au Cambodge

L’objectif est de faire émerger des pistes concrètes pour adapter les infrastructures hydrauliques et leurs modes de gestion aux enjeux contemporains : diversification agricole, gestion durable de l’eau, résilience climatique et inclusion des acteurs territoriaux.

Une réflexion collective ancrée dans les réalités de terrain ©COSTEA

Un format participatif basé sur l’intelligence collective

L’atelier s’est déroulé en trois temps :

  • une journée d’ouverture et de cadrage stratégique
  • une journée de visites de terrain dans les zones irriguées du delta
  • une journée d’atelier participatif reposant sur l’utilisation d’un jeu sérieux.

Cet outil pédagogique a permis aux participants de simuler des situations concrètes liées à la gestion de l’eau, à l’organisation des périmètres irrigués ou encore aux arbitrages entre usages agricoles, infrastructures et contraintes environnementales.

L’approche développée par le COSTEA ne vise pas uniquement à diffuser des bonnes pratiques agricoles, mais à interroger les dimensions systémiques de la transition agroécologique : gouvernance de l’eau, organisation collective, conception des aménagements, place des producteurs et articulation entre acteurs techniques et territoires.

À travers cet atelier régional, le COSTEA poursuit son objectif : produire des connaissances opérationnelles et accompagner les transformations de l’agriculture irriguée à travers des démarches collectives, territoriales et ancrées dans l’action, notamment via son volet formation / renforcement de capacités.

Utilisation d’un jeu sérieux pour simuler des situations concrètes liées aux défis agroécologiques ©COSTEA

Le COSTEA : un réseau international dédié à l’eau pour l’alimentation

Créé en 2013 avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD), le COSTEA est un think tank dédié à l’eau pour l’alimentation face aux défis du changement climatique.

Il fédère une communauté internationale de près de 800 membres — experts, scientifiques, gestionnaires de l’eau agricole, responsables publics et partenaires techniques — mobilisés autour de quatre thématiques prioritaires :

  • la réingénierie agroécologique des systèmes irrigués
  • la réutilisation des eaux usées pour l’agriculture
  • l’atténuation de l’impact climatique de l’agriculture irriguée
  • la gouvernance territoriale et participative de l’eau.

Avec le lancement de cette étude, Le COSTEA poursuit ainsi son engagement : relier expertise, terrain et action publique pour accompagner les transformations de l’agriculture irriguée.

Dans un contexte de raréfaction croissante des ressources en eau, la région méditerranéenne s’est toujours imposée comme un hotspot du changement climatique, où les tensions hydriques affectent directement les systèmes agricoles.

En Tunisie, ces enjeux sont particulièrement importants : la pression sur les ressources conventionnelles, combinée à une forte dépendance de l’agriculture irriguée, impose de repenser en profondeur les modèles de gestion de l’eau.

Dans ce contexte, la réutilisation des eaux usées traitées (REUSE) apparaît comme une réponse stratégique. Considérée dès les années 1990 comme une ressource à part entière, elle s’inscrit au cœur des politiques nationales visant à sécuriser l’accès à l’eau, à renforcer la résilience des systèmes agricoles et à accompagner l’adaptation au changement climatique.

La REUSE : une réponse systémique à un défi structurel

En Tunisie, la REUSE s’inscrit pleinement dans les stratégies nationales de mobilisation des ressources en eau non conventionnelles, aux côtés du dessalement.

Plus qu’une solution strictement technique, elle engage une transformation globale des systèmes hydriques et agricoles, impliquant une chaîne complète d’acteurs et de processus :

  • production et disponibilité des volumes d’eau
  • technologies de traitement
  • gestion et distribution
  • pratiques agricoles et filières
  • acceptabilité sociale et marchés

Mais plusieurs défis persistent car son déploiement repose sur une condition centrale : passer d’une approche technique à une approche systémique, intégrant gouvernance, usages, risques et dynamiques territoriales, pour garantir une qualité d’eau compatible avec les usages agricoles, lever les freins liés à l’acceptabilité par les consommateurs, adapter les infrastructures (stockage, pompage, distribution) et coordonner des acteurs issus de secteurs distincts (eau, agriculture, santé).

Le principal enjeu aujourd’hui n’est plus seulement de produire une eau conforme, mais de gérer les risques tout au long de la chaîne de valeur, dans une logique intégrée et multi-acteurs.

LA REUSE : une action structurante du COSTEA dès l’origine

Une de nos 4 thématiques phares : la réutilisation des eaux usées pour l’agriculture (REUSE) ©COSTEA

Dès 2018, le COSTEA s’est engagé sur les enjeux de REUSE en Tunisie, faisant progressivement de cette thématique un axe structurant de ses travaux. Retour sur les principales étapes de cette implication :

Phase exploratoire internationale

    • Ateliers inter-pays (notamment à Lyon)
    • Structuration d’une première communauté d’acteurs autour de la REUSE

Diagnostic national approfondi

    • Analyse des cadres réglementaires et de gouvernance
    • Coordination inter-acteurs : nomination d’un coordonnateur de la SCP (Société Canal de Provence), d’un expert de l’ONAS (Office National de l’Assainissement) et d’un consultant spécialiste en animation participative
    • Benchmark réglementaire et de gouvernance

Travaux territoriaux

    • Études de cas sur deux zones d’études en Tunisie (sites de Souhil à Nabeul et El Hajeb à Sfax) sur deux types de systèmes
    • Dispositifs périurbains à grande échelle
    • Systèmes ruraux décentralisés
    • Organisations d’ateliers

Production et capitalisation

    • Rapports d’étude
    • Atelier de restitution
    • Publications références de bonnes pratiques (Bolivie et Sénégal)
    • Note de positionnement

En tant qu’État membre du Comité de pilotage (COPIL), le pays joue un rôle actif dans l’orientation des travaux du réseau, car son positionnement repose sur deux dimensions clés :

  • une priorité politique forte accordée à la REUSE
  • un rôle de “pays laboratoire”, capable de produire des retours d’expérience concrets et opérationnels et d’ancrer les travaux du COSTEA dans des réalités terrain

Dans cette perspective, le pays apparaît comme un terrain d’innovation majeur, dont les enseignements alimentent une réflexion à l’échelle internationale.

Ce que le terrain confirme : cinq enseignements clés

Formation dédiée à l’approche dite “multi-barrières”, visant à sécuriser la REUSE sur le plan sanitaire ©COSTEA

Les travaux du COSTEA, consolidés par les retours d’expérience tunisiens et internationaux, mettent en évidence plusieurs leviers essentiels pour une opérationnalisation réussie de la REUSE :

  1. Penser la REUSE comme un système intégré
    → Au-delà du traitement, c’est l’ensemble de la chaîne de valeur qui doit être structuré
  2. Adapter les niveaux de traitement aux usages agricoles
    → adapter les niveaux de traitement aux usages agricoles autorisés
  3. Structurer les cadres réglementaires et de gouvernance
    → Clarifier les rôles et renforcer la coordination intersectorielle
  4. Intégrer les enjeux d’acceptabilité sociale
    → Condition clé pour le déploiement à grande échelle
  5. Positionner la REUSE comme levier d’adaptation climatique
    → Sécurisation de l’irrigation, réduction de la pression sur les nappes et barrages

Une formation au cœur de l’opérationnalisation : l’approche multi-barrières

La formation a réuni des acteurs divers : décideurs publics, représentants du secteur agricole et formateurs ©COSTEA

Dans la continuité de ces travaux, le COSTEA a organisé en Tunisie en janvier dernier une formation dédiée à l’approche dite “multi-barrières”, visant à sécuriser la REUSE sur le plan sanitaire.

Dans une approche pédagogique innovante, la formation s’est appuyée sur des visites de terrain sur des sites pilotes, et sur un jeu sérieux, l’outil AMBRE, simulant des scénarios de gestion des risques et réunissait des acteurs divers : décideurs publics, représentants du secteur agricole et formateurs

Contrairement à une logique descendante, cette démarche de co-construction opérationnelle et systémique favorise l’appropriation, car elle permet à chaque acteur de contribuer à la définition des solutions.

Les participants ont pu ainsi :

  • Comprendre les risques sanitaires et environnementaux
  • Identifier les voies d’exposition
  • Construire des plans de gestion des risques adaptés

La vidéo produite à cette occasion documente cette expérience et met en lumière la complexité des enjeux sanitaires liés à la REUSE et l’importance d’une approche intégrée et multi-acteurs.

Elle illustre concrètement le positionnement du COSTEA : relier production de connaissances, formation et action publique pour accélérer l’opérationnalisation et montre la capacité des dispositifs de formation à transformer les pratiques.

À travers ses travaux en Tunisie, le think tank COSTEA confirme que la REUSE constitue un levier stratégique pour l’avenir de l’irrigation, car elle permettra à terme de sécuriser durablement les ressources en eau, d’accompagner la transition agroécologique et de renforcer la résilience des territoires face au changement climatique.

 

Dans la vallée du fleuve Sénégal, l’irrigation est au cœur des dynamiques agricoles, économiques et territoriales. Face au défi climatique, une conviction s’impose progressivement : transformer les systèmes irrigués ne peut plus relever d’approches cloisonnées.

C’est dans cette perspective que le COSTEA a initié, au Sénégal, un dispositif original de stage collectif d’étudiants en agronomie. Au-delà de sa dimension pédagogique, ce stage relève d’une dynamique plus profonde : celle d’un écosystème d’acteurs en train de se structurer autour d’un objectif commun — réinventer l’irrigation au service de l’agroécologie à l’échelle des territoires.

Un format devenu levier stratégique et une approche qui renouvelle les modes de production de connaissances

Initialement envisagés comme une opportunité pédagogique, le stage collectif s’est rapidement imposé comme un outil stratégique pour le COSTEA.

Pendant un mois, près de 50 étudiants sénégalais de l’Université Gaston Berger et internationaux de l’Institut Agro de Montpellier ont été mobilisés dans un dispositif intensif articulant : une phase de préparation académique, deux semaines d’enquêtes de terrain et une phase de restitution et de production.

Ce format hybride permet de répondre simultanément à trois enjeux structurants, en dépassant une lecture strictement technique de l’irrigation et intégrer pleinement les enjeux d’agroécologie :

  • former une nouvelle génération de professionnels
  • produire des connaissances empiriques à grande échelle
  • alimenter, à long terme, les réflexions en matière de politiques publiques

Avec 10 groupes d’enquête déployés simultanément sur le terrain, les données collectées offrent une lecture fine et ancrée des réalités agricoles — au plus près des pratiques des agriculteurs et des enjeux de gestion de l’eau. 

Ce qui distingue ces stages d’une expertise classique tient à la nature même du dispositif. Ici, le temps long, l’intensité du travail collectif et la diversité des profils mobilisés permettent :

  • de croiser des regards académiques, techniques et empiriques,
  • d’introduire des approches analytiques issues des systèmes agraires,
  • de faire émerger des questionnements nouveaux, portés par des profils encore peu formatés

Stage collectif : une approche originale pour produire des connaissances ©ISRA-BAME

Le COSTEA, catalyseur d’un écosystème d’acteurs

Au cœur de cette dynamique, le COSTEA joue un rôle clé : celui de facilitateur et de connecteur.

Le stage a permis de fédérer des acteurs renforçant les interactions entre :

  • la SAED, opérateur clé de l’aménagement irrigué, fortement impliqué dans la logistique et l’encadrement technique
  • l’ISRA, qui renforce ses travaux sur l’agroécologie des systèmes irrigués ;
  • l’Université Gaston Berger et L’Institut Agro Montpellier, réunis pour la première fois autour d’un dispositif commun de formation.

Cette coordination, de la préparation à la restitution, a permis de structurer un dialogue inédit entre institutions académiques, recherche et acteurs opérationnels et l’un des apports majeurs du dispositif réside dans sa capacité à créer des liens durables.

Les interactions nouées pendant le stage constituent aujourd’hui un socle pour les prochaines étapes du COSTEA :

  • mobilisation des acteurs dans l’étude sur la réingénierie agroécologique des périmètres irrigués, qui démarre en avril
  • implication renforcée des partenaires dans les dispositifs de formation
  • structuration d’un réseau d’experts à l’échelle ouest-africaine.

Cette continuité se matérialisera notamment lors d’un atelier régional prévu en juin 2026 au Sénégal, réunissant des experts des sociétés d’aménagement d’Afrique de l’Ouest.

Sénégal : l’irrigation au coeur des dynamiques agricoles ©Mouhamadou Dièye, ISRA-BAME

Des enseignements clés pour la transition agroécologique

Le diagnostic réalisé sur les périmètres de Dagana et du lac de Guiers met en lumière plusieurs enseignements majeurs qui vont alimenter une réflexion plus large sur les conditions d’une transition agroécologique adaptée aux systèmes irrigués :

  • Autonomisation des agriculteurs dans la gestion de l’eau
     Un levier identifié pour améliorer la résilience des systèmes, tout en posant la question du rôle des opérateurs techniques dans la gestion et la maintenance des infrastructures.
  • Diversification des systèmes de culture
     Déjà présente sur le terrain, la diversification ouvre des perspectives pour sortir de la monoculture du riz et intégrer des pratiques agroécologiques.
  • Intégration agriculture–élevage
     Une piste clé pour renforcer la durabilité des systèmes de production.
  • Rôle central des femmes
     Malgré un accès limité au foncier, les dynamiques collectives féminines — notamment via des coopératives regroupant plusieurs milliers d’agricultrices — apparaissent comme un levier stratégique de transformation.

À travers ce dispositif, le COSTEA confirme son positionnement : faire dialoguer savoirs scientifiques, expertise de terrain et décision publique pour accompagner la transformation des systèmes irrigués.

Dans le delta du fleuve Sénégal, une dynamique collective s’est récemment mise en mouvement autour des enjeux d’irrigation et de transition agroécologique. À l’initiative du COSTEA, un stage collectif a réuni pendant une semaine étudiants, chercheurs et acteurs institutionnels autour d’un objectif commun : comprendre les réalités de terrain pour mieux accompagner la transformation des systèmes irrigués.

Ce dispositif s’inscrit dans une démarche structurante du COSTEA : croiser les regards entre science, terrain et action publique. Concrètement, il mobilise des étudiants en fin de cursus de L’Institut Agro Montpellier et de l’Université Gaston Berger, aux côtés de partenaires techniques nationaux comme la SAED (Société Nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé) et l’ISRA (Institut Sénégalais de Recherches Agricoles). 

Une immersion au cœur des territoires irrigués

Pendant cette semaine de terrain dans la région de Saint-Louis, les équipes ont conduit un diagnostic approfondi sur plusieurs périmètres irrigués, notamment à Dagana et autour du lac de Guiers.
Objectif : analyser les pratiques agricoles, les modes de gestion de l’eau, les choix d’aménagement hydraulique, ainsi que les dynamiques économiques et sociales à l’œuvre.

Ce travail a permis d’identifier des situations contrastées :

  • des périmètres anciens en cours de réhabilitation, structurés autour de réseaux gravitaires collectifs
  • des zones plus récentes, où les pratiques d’irrigation sont plus individuelles et moins régulées

Au-delà des infrastructures, c’est l’ensemble du système territorial qui a été interrogé : organisation des acteurs, règles de gestion de l’eau, intégration aux filières agricoles, ou encore trajectoires d’évolution des exploitations.

Ce stage collectif a mobilisé étudiants, chercheurs et partenaires techniques nationaux. ©ISRA

Des enseignements pour penser la transition agroécologique

Les résultats de ce stage constituent une première étape dans une étude plus large portée par le COSTEA sur la réingénierie des périmètres irrigués, dont la prochaine phase débutera courant avril au Sénégal. Cette étude sera également menée au Cambodge, un des 8 États-membres du COSTEA).

Le diagnostic effectué lors  de cette semaine de terrain a déjà permis de choisir les zones qui seront concernées pour cette étude : Dagana A, Dagana B, Mbilor, Keur Mbaye et le Lac de Guiers.

Ces résultats mettent en lumière plusieurs enseignements clés :

  • la nécessité d’articuler infrastructures hydrauliques et pratiques agricoles
  • l’importance des dimensions sociales et organisationnelles dans la gestion de l’eau
  • le rôle des territoires comme échelle pertinente pour penser la transition agroécologique

Les données collectées viendront alimenter à la fois les futures études du COSTEA et la conception de formations professionnelles dédiées à ces enjeux.

Sans se limiter à une approche académique, cette initiative a généré un intérêt notable à l’échelle locale. La diversité des acteurs impliqués (ISRA, SAED, UGB, Institut Agro) et la visibilité du dispositif témoignent d’un besoin partagé : mieux comprendre les transformations en cours dans les territoires irrigués.

Cet écho ne tient pas uniquement à la production de connaissances, mais à la méthode elle-même — une approche collaborative, ancrée dans les pratiques et orientée vers l’action.

Les équipes ont conduit un diagnostic approfondi sur plusieurs périmètres irrigués (Dagana et autour du lac de Guiers) ©COSTEA

Une approche COSTEA : relier les échelles pour transformer

À travers ce type de dispositif, le COSTEA affirme son positionnement : produire des connaissances utiles, ancrées dans les réalités de terrain, pour éclairer les décisions publiques et accompagner les transformations de l’agriculture irriguée face aux défis climatiques.

Cette approche s’inscrit dans la mission générale du COSTEA, qui organise des groupes de réflexion, des expertises de terrain, des retours d’expériences croisées et des formations sur quatre thématiques principales :

  • la réingénierie agroécologique et la gestion des systèmes irrigués collectifs
  • la réutilisation des eaux usées pour l’agriculture
  • l’atténuation de l’impact de l’agriculture irriguée sur le changement climatique
  • la gouvernance territoriale, participative et inclusive de l’eau

Penser l’irrigation aujourd’hui ne se limite plus à des choix techniques. Il s’agit de concevoir des systèmes capables d’intégrer les dynamiques territoriales, les contraintes environnementales et les besoins des acteurs locaux — dans une perspective de durabilité et de sécurité alimentaire.

Ces discussions seront abordées lors d’un atelier spécifique en juin prochain qui aura lieu au Sénégal, lequel impliquera des experts des ROA-SAGI (Réseau Ouest Africain des Sociétés d’Aménagement et de Gestion de l’Irrigation), acteur majeur de l’irrigation en Afrique de l’Ouest.

Une dynamique collective autour des enjeux d’irrgation et de transition agroécologique ©COSTEA

Créé en 2013, Le COSTEA est un think tank dédié à l’eau pour l’alimentation face aux défis du changement climatique. Il fédère une communauté internationale de réflexion et dʼaction d’expert-es, de scientifiques, de gestionnaires de l’eau agricole, de maîtrises d’ouvrage, de responsables publics et de partenaires techniques et financiers. Il vise à produire, partager et valoriser des connaissances et des recommandations de politiques publiques pour relever les défis de l’agriculture irriguée.